La ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, a annoncé la mise en service prochaine du centre régional d’hémodialyse de Labé. Un scanner figure également parmi les équipements attendus pour renforcer les capacités de diagnostic de l’hôpital régional. Ces annonces interviennent dans un contexte de hausse de la fréquentation de l’établissement et de besoins persistants en soins spécialisés.
Les patients souffrant d’insuffisance rénale à Labé pourraient bientôt bénéficier d’une prise en charge plus proche de leur domicile. En visite à l’hôpital régional le mercredi 14 octobre 2026, la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, a indiqué que le centre régional d’hémodialyse devrait être mis en service dans un délai d’un mois, selon un compte rendu publié par l’Agence guinéenne de presse (AGP) le 15 octobre.
Cette mise en service constituerait une étape importante pour les patients qui doivent accéder régulièrement à des séances de dialyse. Pour ceux qui sont contraints de se déplacer vers Conakry pour recevoir ces soins, la disponibilité d’un service fonctionnel à Labé pourrait réduire les déplacements et les contraintes associées à leur traitement.
Toutefois, la date exacte de mise en service, les capacités d’accueil du centre et les modalités pratiques d’accès aux séances n’ont pas été précisées dans les informations rendues publiques.
Un scanner attendu pour renforcer le diagnostic
La modernisation du plateau technique de l’hôpital régional figure également parmi les enjeux soulevés lors de la visite ministérielle.
Dans son compte rendu, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP) évoque l’installation prochaine d’un scanner dans la région. De son côté, l’AGP rapporte que le directeur de l’hôpital, Dr Kaba Condé, a sollicité l’acquisition de cet équipement, en plus de respirateurs artificiels supplémentaires et d’un incinérateur adapté au traitement des déchets biomédicaux.
Le scanner est un équipement d’imagerie médicale qui permet d’obtenir des images détaillées de l’intérieur du corps. Il contribue notamment à l’exploration de certaines urgences, des traumatismes et de diverses pathologies nécessitant un diagnostic rapide.
Son installation pourrait renforcer les capacités de prise en charge de l’hôpital régional. Cependant, son impact dépendra aussi des conditions de fonctionnement : disponibilité des professionnels qualifiés, maintenance, consommables et accessibilité financière des examens.
À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas de préciser la date d’installation, le site exact de l’équipement ni les conditions dans lesquelles les patients pourront en bénéficier.
Une fréquentation hospitalière en hausse
Les annonces interviennent alors que l’hôpital régional de Labé fait face à une augmentation de son activité.
Selon les données communiquées par son directeur et rapportées par l’AGP, l’établissement a enregistré 72 846 consultations au premier semestre 2026, contre 56 222 sur la même période en 2025, soit une progression d’environ 29,5 %.
Cette évolution souligne l’importance de disposer d’infrastructures et d’équipements adaptés aux besoins des populations. Elle pose également la question des ressources humaines et de la capacité des services à absorber une fréquentation croissante tout en maintenant la qualité des soins.
Lors de la visite, la ministre a parcouru plusieurs services, notamment les urgences, la réanimation, la maternité, la néonatologie et l’hémodialyse. Elle a également échangé avec des patients sur leurs conditions de prise en charge et rappelé aux responsables hospitaliers la nécessité de respecter les tarifs officiels.
Des annonces dont la concrétisation sera déterminante
Pour les patients de Labé et des préfectures environnantes, l’enjeu ne se limite pas à l’annonce de nouveaux équipements. Il réside surtout dans leur mise en service effective, la continuité des prestations et la possibilité d’y accéder dans des conditions adaptées à leurs besoins.
Le démarrage du centre d’hémodialyse, annoncé pour le mois prochain, constituera ainsi une première échéance à suivre. Pour le scanner, le calendrier d’installation et les modalités de fonctionnement restent à préciser.
Le défi pour les autorités sanitaires sera de transformer ces annonces en services opérationnels, accessibles et durables, afin que les patients puissent bénéficier de soins spécialisés sans devoir systématiquement se rendre à Conakry.
Sources : Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP), Agence guinéenne de presse (AGP).






