L’Agence nationale de la météorologie (ANM) annonce la poursuite des fortes chaleurs en Guinée jusqu’au 18 novembre 2026. Cette situation augmente les risques de déshydratation et de stress thermique. Savoir reconnaître les signes d’alerte et adopter les bons gestes peut éviter des complications graves.
Une vague de chaleur s’abat sur la Guinée depuis le début du mois d’octobre. Dans une alerte publiée le 4 novembre 2026, l’Agence nationale de la météorologie (ANM) signale des températures anormalement élevées dans plusieurs régions.
La Basse-Guinée et la Haute-Guinée sont déjà concernées. Plusieurs localités de la Moyenne-Guinée connaissent aussi cette situation.
Selon l’ANM, cette vague de chaleur devrait se maintenir jusqu’au 18 novembre. Elle pourrait ensuite toucher le reste du pays et s’intensifier dans certaines zones.
L’agence met en garde contre les risques sanitaires. Elle cite notamment la déshydratation et le stress thermique. Elle prévoit aussi une forte hausse de la demande en énergie.
Déshydratation : les premiers signes à reconnaître
Lorsque la température augmente, le corps transpire davantage. Cette réaction naturelle permet d’évacuer une partie de la chaleur. Mais la transpiration entraîne aussi une perte d’eau et de sels minéraux.
Si la personne ne boit pas suffisamment, elle risque une déshydratation. Plusieurs signes peuvent alors apparaître :
- soif importante ;
- bouche sèche ;
- urines moins fréquentes ou plus foncées ;
- maux de tête ;
- vertiges ;
- fatigue inhabituelle.
Chez les jeunes enfants, certains signes méritent une attention particulière. Une somnolence inhabituelle, une irritabilité ou une diminution des urines peuvent signaler une déshydratation.
Épuisement thermique : quand faut-il s’inquiéter ?
Une exposition prolongée à la chaleur peut provoquer un épuisement thermique. Le corps peine alors à maintenir sa température normale.
La personne peut présenter plusieurs symptômes :
- transpiration abondante ;
- grande fatigue ;
- vertiges ou maux de tête ;
- nausées ou des vomissements ;
- crampes musculaires ;
- sensation de faiblesse ;
- parfois malaise.
Ces symptômes ne doivent pas être négligés. Il faut rapidement mettre la personne au frais et l’aider à se réhydrater si elle est consciente et peut boire.
Si son état ne s’améliore pas rapidement ou s’aggrave, une prise en charge médicale devient nécessaire.
Coup de chaleur : une urgence médicale
Le coup de chaleur représente la forme la plus grave des maladies liées à la chaleur. Il survient lorsque le corps ne parvient plus à réguler sa température.
Cette situation peut provoquer des lésions graves, notamment au niveau du cerveau et d’autres organes. Elle peut aussi entraîner le décès sans prise en charge rapide.
Certains signes doivent immédiatement alerter :
- une température corporelle très élevée ;
- une confusion ou un comportement inhabituel ;
- des difficultés à parler ou à marcher ;
- des convulsions ;
- une perte de connaissance.
La peau peut être très chaude et sèche. Toutefois, la personne peut aussi continuer à transpirer.
Une personne qui présente une confusion, des convulsions ou une perte de connaissance après une exposition à la chaleur doit recevoir une aide médicale urgente. Il ne faut pas attendre l’apparition de tous les symptômes.
Que faire face à un coup de chaleur ?
La rapidité d’intervention peut sauver une vie. Face à une personne qui présente les signes d’un coup de chaleur, il faut agir sans attendre.
Voici les principaux gestes à adopter :
- Alerter les secours. Demandez immédiatement une assistance médicale ou organisez un transport urgent vers une structure de santé.
- Mettre la personne à l’ombre. Installez-la dans un endroit frais, loin du soleil.
- Retirer les vêtements superflus. Desserrez ses vêtements pour faciliter le refroidissement.
- Refroidir rapidement son corps. Mouillez sa peau avec de l’eau fraîche. Appliquez des linges humides et utilisez un ventilateur si possible.
- Surveiller son état. Restez auprès de la personne jusqu’à l’arrivée des secours.
Si elle perd connaissance, vérifiez sa respiration. Si elle respire normalement, placez-la en position latérale de sécurité.
Ne lui donnez ni eau, ni nourriture, ni médicament par la bouche. Elle pourrait s’étouffer. Continuez à refroidir son corps en attendant les secours.
En cas d’épuisement thermique, la conduite à tenir est différente. Si la personne reste consciente et peut avaler normalement, installez-la au frais. Faites-lui boire de petites quantités d’eau régulièrement. Refroidissez aussi sa peau.
Si les symptômes persistent, s’aggravent ou s’accompagnent de vomissements, consultez rapidement un professionnel de santé.
Qui sont les personnes les plus vulnérables ?
Les fortes chaleurs peuvent affecter tout le monde. Toutefois, certaines personnes courent davantage de risques.
Il s’agit notamment des:
- nourrissons et des jeunes enfants ;
- personnes âgées ;
- femmes enceintes ;
- personnes souffrant de maladies chroniques ;
- travailleurs qui restent longtemps au soleil ;
- personnes vivant seules ou ayant des difficultés à se déplacer.
Les travailleurs du bâtiment, les agriculteurs, les commerçants et les conducteurs doivent aussi prendre des précautions. Leur activité peut les exposer longtemps à la chaleur.
Les proches doivent également surveiller les personnes vulnérables. Un malaise ou un changement inhabituel de comportement doit attirer leur attention.
Les gestes simples pour se protéger
Dans son alerte, l’ANM recommande de boire régulièrement. Elle conseille aussi de privilégier les endroits ombragés, aérés, ventilés ou climatisés.
D’autres mesures peuvent aider à réduire les risques :
- boire de l’eau régulièrement, même sans ressentir la soif ;
- limiter les efforts physiques pendant les heures les plus chaudes ;
- porter des vêtements légers et amples ;
- faire des pauses régulières dans un endroit frais ;
- éviter de laisser un enfant dans un véhicule stationné ;
- veiller particulièrement aux enfants et aux personnes âgées.
Les personnes qui prennent des médicaments doivent rester vigilantes. Certains traitements peuvent modifier la réaction du corps à la chaleur. Il ne faut toutefois jamais arrêter ou modifier un traitement sans avis médical.
L’alerte de l’ANM couvre la période du 4 au 18 novembre 2026. Durant ces journées, chacun doit adapter ses activités aux conditions météorologiques.
Face à un coup de chaleur, un réflexe reste essentiel : alerter les secours et refroidir rapidement la personne.








